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Permanence des soins renforcée pour 35 000 habitants

Un dispositif nécessaire, mais onéreux à Belle-Ile en Mer

Située à 15 km de la presqu’île de Quiberon, Belle-Ile en Mer (Morbihan) expérimente depuis avril et jusqu’au 15 octobre un dispositif exceptionnel de permanence des soins, piloté par l’ARS et l’URPS Bretagne. Des médecins généralistes du continent viennent exercer cette mission de service public sur l’île pour 1 050 euros par tranche de 24 heures. Une initiative utile mais trop coûteuse aux yeux de certains.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL IL Y A DIX ANS à peine, 5 médecins généralistes exerçaient à Belle-Ile . De la vieille école, de ceux qui jugeaient normal d’être de garde plus d’une fois par semaine. « J’étais de garde jour et nuit » , se souvient le Dr Pierre-Yves Désard (…)

Abonnés | 16/07/2012  (1463 mots)

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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