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Système d’information : les médecins libéraux se fédèrent pour la défense de la régulation libérale

 21/08/2012
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Les associations de régulateurs libéraux de onze départements travaillent depuis cet été à la création d’une fédération des acteurs départementaux impliqués dans la permanence des soins ambulatoires (PDSA). L’enjeu : défendre le maintien de systèmes d’information (SI) départementaux, outils informatiques qui permettent la régulation entre les appels relevant de la médecine générale et ceux relevant de l’aide médicale urgente. « Le SAMU de France veut un système d’information unique pour ses 101 SAMU et centres 15 alors que les médecins libéraux sont parfaitement satisfaits des systèmes en place, propres à chaque PDSA, explique le Dr Luc Duquesnel, vice-président du bureau (provisoire) de la fédération à naître. Avec le soutien de l’ASIP Santé [Agence des systèmes d’information partagés de santé, NDLR], le SAMU de France est en train de dépouiller les départements d’outils adaptés au travail des libéraux », déplore le médecin mayennais.

Afin de défendre et promouvoir un « outil informatique adapté à la régulation et à l’effection libérale », les médecins libéraux se réuniront une nouvelle fois en octobre lors d’une assemblée générale constitutive. « Une vingtaine de départements au minimum seront là », précise le Dr Duquesnel.

Les régulateurs libéraux ont d’ores et déjà reçu le soutien de MG France. Dans un communiqué, le syndicat rappelle qu’« aux horaires de la PDSA, plus de 80 % des appels reçus par ces centres d’appels relèvent de la PDSA et donc de la régulation libérale ». « Dans certains départements les associations de régulateurs libéraux évoquent des actions de grève si les blocages persistent, précise encore MG France. Le syndicat indique qu’il « soutiendra toutes les actions proposées par ces associations ».

› A. B.-I.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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