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Sondage : comment encadrer les dépassements d’honoraires ?

 21/08/2012
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Le gouvernement souhaite mettre fin aux abus tarifaires de certains praticiens. Les syndicats de médecins ne disent pas non à une réforme, à condition d’obtenir des contreparties. Comment parvenir à concilier ces deux objectifs ?

 

 
Les Commentaires | 6 commentaires
 
Le 22/08/2012 à 18h34
Profession : Médecin
« D'accord sur le retour au secteur 1 avec DP. Profession : ancien chirurgien. »
Le 22/08/2012 à 16h59
Profession : Médecin
« L'appel au déconventionnement, revaloriser les actes opposables, plafonner les dépassements et valoriser l'ancienneté, s'inspirer des voisins allemands, privilégier les forfaits, supprimer le secteur II, ouvrir le secteur optionnel au secteur I, passer au salariat. Voyons cela en quelques mots pour recommander la meilleure option. Ces huit propositions, sauf une, vont créer des problèmes puisqu’il s’agit de régler le problème des dépassements source de difficultés d’accès aux soins pour nos patients, et la survie des cabinets qui ne peuvent plus se passer des dépassements. De plus il faut règler dans la même réforme la question de ne pas aggraver la désertification rurale, un problème incontestablement en grande partie lié aux tarifs opposables. 1 - L'appel au déconventionnement conduirait, suivi dans les faits (s’il était suivi), à reconstruire, par la suite, entièrement l’assurance-maladie sur un modèle qui marche : celui de nos voisins allemands par exemple. Je suis pour ! 2 - Revaloriser les tarifs opposables ? Ce serait une bonne solution si celle-ci était assez conséquente, mais elle introduirait une difficulté pour les patients du fait de la hausse du ticket modérateur de 30 %. 3 - Plafonner les dépassements et valoriser l'ancienneté ne changerait pas du tout la question des difficultés pécuniaires des patients, surtout de ceux vivant dans les déserts médicaux, ni à un degré moindre les difficultés de certains cabinets qui tomberaient, sinon en faillite, du moins en découragement et abandon. 4 - Privilégier les forfaits des généralistes ne changerait pas la situation des spécialistes, principaux usagers. 5 - Supprimer le secteur II serait, en l’absence de mesures compensatoires, provoquer la fermeture ou l’abandon des spécialités à exercice onéreux ou difficile : l’Ours et le pavé de LA FONTAINE. 6 - Ouvrir le secteur optionnel au secteur I, est une chimère toujours promise jamais réalisée. 7 - Passer au salariat serait bien plus dépensier qu’il n’est imaginé. En fait travailler 35 heures au lieu de 55 avec des consultations allongées, c’est obliger l’Etat à former deux fois plus de médecins donc à payer deux fois plus pour avoir au travail un corps médical avec les BNC actuels des généralistes (82 122 euros, selon la CARMF) et de 100 221 euros pour les spécialistes selon la CARMF. C’est payer tout le personnel et le matériel des cabinets salariés, comme c’est le cas des institutions mutualistes, et c’est donc plus que doubler les dépenses de la Sécurité sociale qui perd plus par des recettes qui manquent du fait de la désindustrialisation de notre pays que par des abus incontestables mais dont la correction ne permet pas de parvenir à l’équilibre. S'inspirer des voisins allemands, oui voilà la meilleure solution ! - Médecin ayant vécu 30 ans en Allemagne. »
Le 22/08/2012 à 13h38
Profession : Dentiste
« Le tact et la mesure devraient d'abord être respectés par ceux qui nous l'imposent en respectant la qualité et la dignité des professionnels actuellement scandaleusement asservis au régime. Offrir un service en dessous du prix coutant, le dumping, est répréhensible dans toutes les sociétés libérales sauf la nôtre. Cherchez l'erreur. »
Le 22/08/2012 à 09h03
Profession : Médecin
« Autrefois, il était possible de rester dans le secteur I avec honoraires libres "au mérite" c'est à dire en justifiant de titres de travaux ou d'ancienneté. C'était une sorte de promotion interne qui n'existe pas. Dans quelle profession les salaires restent-ils identiques quelle que soit l'ancienneté ou l'expérience. Les syndicats devraient s'inspirer de cette ancienne situation qui a été abolie sous Mitterrand, sous prétexte d'égalité, disons plutôt d'égalitarisme. » Ancien PUPH.
Le 21/08/2012 à 20h06
« J'étais MG secteur 2 (honoraires libres), honoraires que je pratiquais avec un réel TACT ET MESURE. Sans aucun rapport avec n'imlporte quel chirurgien qui demande systématiquement mille cinq cents euros (minimum) pour opérer un adénome prostatique. SEULE et unique solution : SALARIER TOUT LE CORPS MÉDICAL , sur une rémunération juste et équitable, et contrôler fiscalement tous les praticiens EX secteur 2. ET +++++ demander aux patients de dénoncer SYSTEMATIQUEMENT TOUTES les demandes de dépassements d'honoraires. Enfin, faire refuser TOUS PAIEMENTS EN ESPECES Pour clore, SUPPRIMER LA CMU. »
Le 21/08/2012 à 19h48
Profession : Médecin
« Virons surtout les politiques qui ont ce genre d'idées par manque d'idée justement ; ça fait un peu gna-gna-gna ! Un jeu puéril et par définition dangereux... »

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