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Sécurité des soignants : protection rapprochée dans le Vaucluse

 26/07/2012
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C’est mercredi qu’a été signé à la préfecture d’Avignon un protocole pour la sécurité des professionnels de santé du Vaucluse. Calqué sur le modèle national élaboré en avril 2011 par les sept instances ordinales (1) et les ministères de la Santé, de l’Intérieur et de la Justice, ce dispositif vise à améliorer les conditions de travail et la sécurité des médecins au cabinet médical, à l’hôpital, dans le cadre de la permanence des soins et lors de visites à domicile en zone sensible.

Le Dr Isabelle Guérout, membre de la commission d’entraide de l’Ordre des médecins, a expliqué jeudi matin au micro de France Bleu Vaucluse l’intérêt de ce protocole. Prenant pour exemple la « tentative de strangulation » subie par une consœur urgentiste deux mois plus tôt, la généraliste rappelle que les instances ordinales départementales peuvent « apporter le soutien moral nécessaire dans ces faits d’agression », notamment par la mise en place d’une cellule psychologique.

 

Bernard Marchal, procureur de la République d’Avignon, apprécie quant à lui l’aspect dissuasif du dispositif. « Lorsqu’un médecin doit se rendre de nuit au chevet d’un malade, s’il pressent un danger, il pourra être accompagné », indique-t-il dans le cadre de la même émission. Selon lui, « il est important que ceux qui veulent du mal aux professionnels de santé sachent qu’[ils] ne sont plus seuls ».

En 2011, le Vaucluse a comptabilisé 69 plaintes de professionnels et 17 faits (injures, menaces, agressions verbales, physiques et par arme à feu).

 

(1) Médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes et pédicures-podologues.

› A. B.-I.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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