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Ponctionnés dans le PLFSS, les biologistes entrent en grève

 26/10/2012
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Réunis au sein d’une plateforme d’exercice professionnel (PEP), les syndicats nationaux et régionaux et les réseaux de biologistes médicaux cesseront toute télétransmission des feuilles de soins papier du 29 octobre au 4 novembre. Ils ont également décidé de fermer l’ensemble des sites de biologie médicale tous les après-midi de la semaine du 5 au 9 novembre.

La crainte de lourdes pertes d’emplois

Les biologistes estiment que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2013, qui réclame un effort d’économies de 155 millions d’euros à la biologie et à la radiologie, entraînera la perte de 8 000 emplois à court terme dans le secteur et la fermeture de nombreux laboratoires en France.

« Augmenter la pression financière sur les structures de biologie médicale libérale implique aussi l’obligation, pour des centaines de milliers de patients, de parcourir de nombreux kilomètres pour accéder à un

site de biologie médicale et avoir une chance d’être diagnostiqués ou suivis », affirment les membres de la PEP.

› CH.G.

 
Les Commentaires | 4 commentaires
 
Le 30/10/2012 à 18h48
Profession : Pharmacie
« Réponse: On ne transforme pas les labos en salles de prélèvements, on est obligé de se regrouper car les 6 baisses de nomenclature en 6 ans pour un total de plus de -30% ont décapité l'économie des labos ! Et il va y avoir une 7e baisse de nomenclature couplée à une accréditation surdimensionnée obligatoire et très coûteuse ! On ne choisit pas, on subit ! RAS LE BOL !!!! »
Le 26/10/2012 à 20h54
Profession : Médecin
« Pourquoi ils ne rejoignent pas l'UFML et la grève générale (MG, chir, anesth, gynéco, spé, secteur 1 et 2, public et privé) à partir du 12 novembre ? »
Le 26/10/2012 à 20h01
Profession : Médecin
« A vouloir transformer des labos en salles de prélèvements, tout centraliser (...) ne pas s'étonner du résultat ! »
Le 26/10/2012 à 18h28
Profession : Médecin
« Très bien !! Enfin un vrai syndicat. Avons-nous besoin de toute cette usine à gaz administrative pour exercer notre profession ? »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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