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P4P et téléservices : jusqu’au 30 septembre pour se connecter à Ameli Pro

Abonnés 28/09/2012
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Les médecins ont jusqu’à au 30 septembre prochain pour se connecter au moins une fois sur l’espace professionnel du site de l’assurance-maladie (www.ameli.fr) pour bénéficier de la prime (qui porte sur 250 points et peut s’élever jusqu’à 1 750 euros par an) liée à l’organisation du cabinet, instituée par la dernière convention dans le cadre du paiement à la performance. Le délai avait initialement été fixé au 30 juin, mais les syndicats médicaux ont obtenu le report de cette date limite.

Calcul de la prime au prorata temporis

Concrètement, les médecins doivent impérativement se connecter sur l’Espace Pro d’Ameli pour saisir un arrêt de travail, faire une déclaration de médecin traitant, ou déclarer leurs indicateurs d’organisation du cabinet. La connexion est très simple. En bas à droite de la page d’accueil de l’Espace pro du site Ameli figure un pavé de couleur verte marqué « Convention ». En cliquant dessus, le médecin est dirigé sur la page ad hoc.

Pour les médecins ayant adhéré au P4P, mais qui ne seraient pas connectés à ce site avant le 30 septembre, le calcul de la prime se fera au prorata temporis. L’assurance-maladie précise toutefois que les médecins qui auraient été empêchés de se connecter pour cause de retard d’installation d’Espace Pro par la caisse sur leur ordinateur, bénéficieront d’une possibilité de recours qui sera étudiée par la commission paritaire de leur ressort.

› H.S.R.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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