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Les patients pas convaincus que les dépassements soient sous contrôle

 26/10/2012
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Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS), la FNATH (accidentés de la vie) et l’UNAF (famille) sont persuadés que l’avenant n°8 de la convention médicale ne permettra pas d’encadrer efficacement les dépassements d’honoraires.

Selon un sondage Viavoice mené auprès d’un échantillon de 1 004 personnes, plus des deux tiers des Français jugent « abusif » tout dépassement supérieur à 50 % du tarif de la Sécurité sociale. Un seuil bien moins élevé que le « repère » de 150 %, retenu dans l’accord parmi de nombreux autres critères pour caractériser un dépassement excessif. 86 % d’entre eux désirent que les médecins pratiquant des dépassements abusifs soient rapidement poursuivis. Le CISS trouve à cet effet le dispositif de repérage des excès « complexe à cerner ».

Plus de 65 % des personnes sondées estiment que le maintien d’un secteur 2 ne permettra pas une lutte efficace contre les dépassements d’honoraires. Enfin, plus de 6 Français sur 10 voient d’un mauvais œil la participation des complémentaires à la revalorisation des honoraires des médecins de secteur I. « De notre point de vue, c’est une façon détournée d’augmenter le ticket modérateur, c’est-à-dire le recul de la Sécurité sociale », pointent les associations d’usagers.

› CH.G.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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