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Le métier d’opticien ébranlé par la multiplication des réseaux

 03/10/2012
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La Fédération nationale des opticiens de France (FNOF) s’inquiète des répercussions des réseaux de soins sur les conditions d’exercice de la profession. Ouverts ou fermés, ces fléchages du parcours de soin visuel orchestrés par les complémentaires santé « influent sur le modèle économique [de l’optique] et amènent des questionnements sur l’avenir des opticiens », indique la FNOF. De fait, les opticiens n’apprécient guère que « les organismes complémentaires d’assurance-maladie (OCAM) ébranlent les principes fondateurs [de leur] métier : liberté, indépendance, qualité, proximité ».

Pour autant, la profession salue une deuxième évolution « contradictoire », reconnaît la FNOF. Depuis 2007 et la possibilité pour les opticiens d’adapter ou de renouveler à l’identique des verres correcteurs (pour les adultes et sur la base d’une ordonnance de moins de 3 ans), le rôle et la place de la profession « sont de plus en plus reconnus ». Appréciant cette délégation de tâches, la Fédération milite pour un élargissement à « l’examen de la réfraction, dans le cadre d’équipes de soins coordonnées et mises en place entre les professionnels de santé ».

› A.B.-I.

 
Les Commentaires | 3 commentaires
 
Le 09/10/2012 à 09h38
« De nombreux abus sont recensés pour le cas exposé ci-dessus. Les opticiens sont peu scrupuleux et ne demandent pas la présentation de la dite ordonnance de moins de 3 ans. Sur la feuille de soins, et c'est un numéro "bidon" de prescripteur qui est apposé. Au motif que les opticiens sont des partenaires de santé comme les autres, les cpam et mutuelles paient ! »
Le 04/10/2012 à 02h35
« Les opticiens sont tout à fait capables de prescrire et de poser des verres correcteurs ad hoc. Sans avoir à attendre 6 mois le rendez vous de l'ophthalmologiste. Désolé pour votre vache à lait, mes chers confrères. »
Le 03/10/2012 à 20h02
Profession : Médecin
« Renouvellement de verres jusqu'à 3 ans, sans surveillance de la rétine (myopes), de la tension oculaire etc., est-ce vraiment un progrès ? »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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