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« Exaspérés », les généralistes de MG France veulent du concret dans le PLFSS

 17/09/2012
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Réuni ce week-end en comité directeur, MG France a exprimé son « exaspération […] face à la dégradation de[s] conditions d’exercice » des praticiens généralistes et a souhaité des « mesures concrètes permettant un exercice serein » de la médecine.

MG France estime qu’il est grand temps de « faire un choix politique clair » en faveur des médecins généralistes libéraux, seuls praticiens à « assurer l’accès à des soins de qualité pour la population ». Pour ce faire, MG France demande à l’État « un investissement de trois milliards vers la médecine générale ».

« Affaire du "non substituable" », « délits statistiques », politique du médicament « incohérente »…« Les généralistes en ont marre de constater qu’ils sont le bouc émissaire de tous les dysfonctionnements », indique le Dr Claude Leicher, président du syndicat.

Pointant des conditions d’exercice « de plus en plus difficile », et, en parallèle, le manque de considération dont souffre la profession, le Dr Leicher s’interroge : « Existe-t-il aujourd’hui une justification à des écarts de revenus qui, tous frais déduits, vont de un à trois entre nous et d’autres spécialités ? »

Et d’élargir son argumentation par l’exemple d’un médecin écossais « employeur de 2,5 salariés », qui « gagne 150 000 euros en travaillant 40 heures par semaine » quand le médecin français « gagn[e] 70 000 euros » par an.

› A. B.-I.

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 17/09/2012 à 22h24
Profession : Médecin
« MG france a toujours favorisé les gouvernements de gauche. On paye ce qu'il a semé. » Un médecin généraliste non syndiqué
Le 17/09/2012 à 20h23
Profession : Médecin
« OUI ! On est surchargé et avec une quantité toujours plus grande de patients par jour, même la prescription d'un paracétamol devrait contenir un exposé des risques y compris exceptionnels encourus par le patient... J'ai beau essayer de faire de l'éducation à mes patients... C'est impossible. Faut pas oublier non plus de les examiner après les avoir interroger; y compris pour la prévention même quand ils ne viennent pas pour cela; et j'ajoute la paperasse !! En environ 15 minutes !!! Hahaha On multiplie les "il faudrait" : un ECG à chaque sportif qui fait de la compétition, informer sur ci ou ça; signaler telle affaire; sans oublier la formation, ne pas se contenter du vidal mais aller sur les sites autorisés vérifier les SMR, etc... »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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