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Études de médecine : la filière belge se rétrécit

 26/06/2012
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Les facultés de médecine (et de dentisterie) de Belgique n’admetteront plus que 30 % d’étudiants dits « non résidents » dès la rentrée prochaine, a annoncé ce mardi le ministre de l’Enseignement supérieur de la communauté francophone de Belgique, Jean-Claude Marcourt. Cette mesure – extension d’une décision semblable prise en 2006 pour la kinésithérapie, la médecine vétérinaire et la logopédie/orthophonie – devrait en particulier toucher les étudiants français. Elle est à l’étude en Belgique depuis plusieurs mois, ainsi que « le Quotidien » le révélait à l’automne dernier.

Contrairement à de nombreux pays européens où des examens d’entrée sont organisés, les études supérieures sont ouvertes en Belgique francophone à tous les porteurs d’un diplôme de l’enseignement secondaire, à l’exception de la filière des ingénieurs.

En médecine, les étudiants ayant obtenu leur diplôme du secondaire hors de Belgique sont passés de 17 % à 26 % du total au cours des cinq dernières années. En dentisterie, ils représentent 45 % du total, contre 30 % il y cinq ans, selon le ministère.

Un tirage au sort pour les « non résidents »

Pour la Belgique, cet afflux signifie qu’elle forme des médecins et autres professionnels de la santé qui iront ensuite travailler ailleurs, au risque pour le pays d’être confronté à une pénurie de spécialistes de la santé.

Le texte du décret présenté par le ministre et qui a été adopté ce mardi en commission du parlement de la Communauté Wallonie-Bruxelles, prévoit un « système de tirage au sort » en première année de médecine et de dentisterie, comme c’est déjà le cas en kinésithérapie, médecine vétérinaire et logopédie/orthophonie – une procédure baptisée « la roulette belge ».

Ce tirage au sort concerne les étudiants « non résidents ». En seront exemptés les « étudiants de nationalité belge domiciliés sur le territoire belge » et les « étudiants non belges qui résident depuis plus de trois ans en Belgique ».

Pour permettre aux universités de s’adapter au nouveau système, le début des inscriptions en médecine et en dentisterie a été repoussé au 20 août.

Quant aux étudiants français candidats à l’exil, il leur reste la filière croate et la voie roumaine.

 
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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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