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DMP : Gérard Bapt redoute un « Big Brother »

 27/08/2012
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La député socialiste Gérard Bapt dénonce une nouvelle fois les modalités jugées «  inquiétantes » du déploiement du dossier médical personnel (DMP). Pour l’élu, les questions de la sécurité des données personnelles de santé et de l’accès au DMP sont particulièrement préoccupantes.

Gérard Bapt s’émeut ainsi de déclarations récentes de responsables du DMP suggérant des dérogations au secret professionnel et un partage non contrôlé des informations de santé. « Je considère que la remise en question de ce concept [le secret professionnel] relève du domaine sociétal et que son évolution ne peut se résumer à une simple adaptation aux évolutions technologiques », souligne Gérard Bapt.

Le député appelle de ses vœux un grand débat sur la protection des données personnelles de santé et du secret médical associant les ordres professionnels, les syndicats ou encore les représentants des usagers.

 
Les Commentaires | 2 commentaires
 
Le 28/08/2012 à 17h22
« Ayant collaboré au début à un DMP expérimental en qualité de secrétaire médicale, je doute de voir un jour un DMP au point : - coût de la mise au point ; - réticences (eh oui !) du corps médical à mettre leurs données dans un fichier commun accessible à tous ; - dossier utile uniquement aux patients aux lourdes pathologies et/ou allergies... Mais tout ceci n'est que le humble avis d'une secrétaire... » - Profession Secrétaire médicale.
Le 28/08/2012 à 09h12
Profession : Médecin
« Certes le DMP peut parfois servir.... patient inconscient avec un traitement vital. Mais, on peut faire plus simple : ex la carte de groupe sanguin. Outre le problème de la sécurité des données du DMP, inscrire des données médicales même si le patient n'a pas opposé de refus, constitue, à mon avis, une violation du secret médical qui s'impose dans la relation confraternelle pour le bénéfice du patient et non pas l'inverse. Ce qui risque de ne pas être toujours le cas. Je ne comprends pas le silence de l'Ordre. » Dr GB, Médecin, Santé Publique.

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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