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Dépassements : les syndicats ripostent à Marisol Touraine et prennent la défense du secteur II

 06/07/2012
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En évoquant ce jeudi de possibles contraintes à l’installation pour les spécialistes de secteur II, à quelques jours du début des négociations sur les dépassements d’honoraires (le 25 juillet), la ministre de la Santé Marisol Touraine a entraîné une levée de boucliers des syndicats de médecins libéraux.

« Nous ne sommes pas favorables aujourd’hui à une contrainte pour les médecins généralistes,a expliqué la ministre de la Santé au micro de France Info. Nous ferons en sorte que les médecins spécialistes qui eux ne pratiquent pas le tarif de la Sécurité sociale respectent un certain nombre de règles et ne s’installent pas là où il y a déjà beaucoup de médecins ».

Pas de négociation sans respect absolu du secteur II

Les jeunes médecins de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) ont réagi avec une certaine virulence. « Sans doute [la ministre de la Santé] pense-t-elle régler d’un coup deux problématiques épineuses, la démographie médicale des médecins spécialistes, et les dépassements d’honoraires », raillent-ils. Et de faussement s’interroger : « Doit-on rappeler que ces deux sujets sont très distincts, ils ont chacun leur histoire, leurs conséquences, leurs solutions et ne sont en aucun cas liés ? ». « En matière de démographie médicale, aucune mesure contraignante ne pourra jamais être efficace », rappellent-ils encore.

Le Syndicat des médecins libéraux (SML) rappelle son « attachement au respect absolu du secteur II actuel », condition sine qua non à son engagement dans les négociations à venir.

De même, l’Union des médecins spécialistes confédérés (UMESPE-CSMF) a affirmé qu’elle ne pourrait « en aucun cas être partie prenante d’un accord remettant en cause les modalités d’exercice du secteur II et, en particulier, d’une restriction à l’installation ».

› ANNE BAYLE-INIGUEZ

 
Les Commentaires | 4 commentaires
 
Le 19/07/2012 à 17h45
Profession : Médecin
« Les commentaires ci-dessous m' attristent : la profession médicale doit elle aller en ligne dispersée ou se défendre dans l'unité ? Il n'est bon pour personne de défendre son pré carré seul. »
Le 08/07/2012 à 16h48
Profession : Médecin
« Comme on aurait aimé voir la CSMF et le SML prendre la défense des médecins bloqués en secteur 1 depuis 20 ans. Mais ces deux syndicats n'ont jamais réagi, voire même se sont opposés, quand nous réclamions la réouverture du secteur 2… "il y a des médecins riches pour les riches, mais il faut aussi des médecins pour les pauvres…" disait ce dirigeant CSMF. »
Le 08/07/2012 à 09h49
Profession : Médecin
« Enfin, nous avons un syndicat de spécialistes qui nous défend ! On n'entendait que les défenses pour les généralistes et on était des méchants !!! »
Le 06/07/2012 à 20h55
« Le ministère de la Santé et des affaires sociales sera le dernier à renoncer à la pensée magique : yaka, yaka, yaka. »

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Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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