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Dépassements : les chirurgiens de l’UCDF et les jeunes n’excluent pas de se mobiliser

 17/09/2012
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L’Union nationale des chirurgiens de France (UCDF) a réuni samedi à la maison de la Chimie à Paris quelque 300 chirurgiens venus de toute la France lors d’une réunion d’information consacrée aux négociations conventionnelles sur l’encadrement des dépassements d’honoraires.

Le président du syndicat, le Dr Philippe Cuq, a dressé un premier état des lieux des discussions et exposé les menaces qui planent selon lui sur l’avenir de la médecine libérale.

« L’assurance-maladie souhaite contrôler l’ensemble des dépassements d’honoraires et nous refusons de lui donner les pleins pouvoirs », a déclaré le Dr Cuq lors de cette réunion.

Une épée de Damoclès plane au-dessus des partenaires conventionnels, a rappelé le Dr Cuq puisqu’à défaut d’accord, le gouvernement légiférera dans le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

AG le 20 octobre

Invités à s’exprimer devant les chirurgiens, les représentants des chefs de clinique (INSCCA) et des internes (ISNIH) ont expliqué qu’ils étaient prêts à se mobiliser pour préserver la liberté d’installation et maintenir le secteur II. En cas d’échec des négociations, les chirurgiens ont également évoqué d’éventuelles actions à la fin des discussions parlementaires sur le PLFSS à partir du 10 novembre.

« Nous participerons à toutes les séances de négociations car nous souhaitons avancer, précise le Dr Cuq, mais en cas d’échec des négociations, nous déciderions de la conduite à tenir en assemblée générale le 20 octobre ». « Nous avons évoqué plusieurs possibilités d’actions comme des arrêts d’activité ou le déconventionnement », conclut le président de l’UCDF.

› CH. G.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 19/09/2012 à 19h02
Profession : Médecin
« Après plus de vingt ans de blocage des honoraires chirurgicaux aboutissant à rendre ridicules les aumones qui sont censées rémunérer nos prestations, le pouvoir et les caisses tentent de passer "en force" pour faire oublier la pitoyable gestion des finances publiques. Les gesticulations des dirigeants n'aboutiront qu'à aggraver les déserts médicaux et à démotiver les équipes soignantes qui doivent faire face chaque jour à plus de contraintes, à plus de formalités, que génère ce système soviet-like. Que l'on continue dans cette voie et c'est la qualité et la rareté des soins qui seront le résultat d'une telle politique de santé. En ce qui concerne le secteur II, il faut se souvenir qu'il avait été institué pour permettre une plus juste rémunération de notre actvité, car le "système" ne pouvait même pas suivre l'évolution du coût de la vie et des charges professionnelles. Sa suppression aboutira au résultat inverse de ce qu'attendent nos politiques et leurs laquais. »

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Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

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