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Démographie médicale : les maires ruraux plaident à nouveau pour des mesures drastiques

 23/10/2012
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Dans une motion rendue publique le 22 octobre, l’association des maires ruraux de France (AMRF) revient à la charge sur le thème de la démographie médicale. « Continuer à privilégier les mesures incitatives sur les actions coercitives, indique l’AMRF, c’est perdre du temps et aggraver les conséquences d’une santé à plusieurs vitesses ».

L’association propose une amère potion. Elle réclame la création d’un dispositif « obligeant à l’exercice au profit de l’État pendant plusieurs années », en compensation des « efforts faits par la nation pour la formation des professionnels de santé ».

Elle appelle aussi de ses vœux la mise en place d’« une installation d’office des médecins via une politique d’aménagement sanitaire du territoire et un maillage adapté, à l’instar de ce qui se pratique pour les infirmières ». Les maires ruraux demandent enfin une révision « urgente » de la tarification des actes médicaux « pour limiter les dépassements d’honoraires ».

› H.S.R.

 
Les Commentaires | 7 commentaires
 
Le 24/10/2012 à 20h05
Profession : Médecin
« Moi, je n'ai rien reçu de l'Etat pendant mes études. J'ai fait trois nuits d'ASH puis d'infirmière par semaine pour gagner chichement ma vie de la 2 à 6e année; puis esclavage 3 ans en internat de périphérique où nous étions 4 pour tout l'hôpital, une garde de médecine et une de chirurgie; l'Etat a payé mes profs (et d'ailleurs même mes instits ont été payée par l'Etat pendant leurs études, elles), pas moi, et les heures d'études toute seule devant mes bouquins, gratos. »
Le 24/10/2012 à 08h55
Profession : Médecin
« J'ignorais que les maires ruraux avaient la nostalgie du système soviétique... »
Le 23/10/2012 à 23h46
Profession : Etudiant
« Les médecins se comportent comme de sales gamins pouris gâtés! Autour de votre nombril, il y a le monde. Et des patients. pauvre Hippocrate ... »
Le 23/10/2012 à 20h34
Profession : Médecin
« Si tu veux un medecin dans ton patelin, il va falloir le fonctionnariser. C'est-à-dire qu'il travaillera 35 heures par semaine, 5 semaines de congé, plus les RTT. Donc, mon pauvre maire, il va falloir au moins 3 médecins si tu veux un acces aux soins sur toute la semaine. Et en plus, as-tu pensé à rembourser tes études à la société ? Pour les médecins nous avons travaillé 70 heures par semaines pendant 6 ans (externe et interne) pour respectivement 300 euros par mois et 2000 euros par mois. C'est donc la société qui nous doit de l'argent. »
Le 23/10/2012 à 20h11
Profession : Médecin
« Visiblement, ils n'ont rien compris. »
Le 23/10/2012 à 19h50
Profession : Médecin
« Ben voyons! Les maires rêvent encore du médecin taillable et corvéable à merci, aux ordres, 55 heures par semaine, répondant à 3 heures du matin pour une toux insupportable durant depuis 3 jours. Je me souviens encore de leur fiel après les grèves de 2001... »
Le 23/10/2012 à 19h07
Profession : Médecin
« Liberté d'installation pour les médecins formés à l'étranger? »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


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