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Coercition à l’installation : l’ANEMF se félicite du revirement du CNOM

 19/10/2012
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L’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France) salue le changement d’attitude de l’Ordre des médecins sur la liberté d’installation. Après avoir suggéré d’obliger les jeunes médecins à exercer pendant cinq ans dans une zone sous-médicalisée de la région de leurs études, le CNOM est revenu sur ses propositions mardi 16 octobre en ne prônant plus qu’une « régulation incitative et concertée ».

« L’ANEMF salue ce retrait,fruit de la mobilisation immédiate et efficace des structures jeunes et du travail conjoint avec le CNOM ». Les étudiants estiment que « le CNOM a modifié ses méthodes de travail pour établir un réel dialogue », et se disent prêts à « une collaboration fructueuse et pérenne avec les médecins seniors ».

› H.S.R.

 
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Le 19/10/2012 à 20h55
« Payez ils viendront. » DRMA 13700

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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