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57 % des spécialistes franciliens proposent un rendez-vous dans la semaine

 05/07/2012
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L'Union régionale des professionnels de santé a réalisé une étude auprès de 1300 spécialistes franciliens. Le bilan sur l'accès aux soins est satisfaisant malgré des disparités selon les départements. La disponibilité des médecins varie fortement selon la spécialité.

En matière d’accès aux soins de médecins spécialistes, l’Ile-de-France tire correctement son épingle du jeu, selon une étude de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS « médecins libéraux ») auprès de plus de 1 300 spécialistes franciliens (1). Une situation honorable qui s’explique principalement par la plus forte proportion de spécialistes libéraux dans cette région (57 % contre 47 % France entière).

Principal enseignement : dans la région francilienne, 57 % des médecins spécialistes proposent des rendez-vous dans un délai compris entre 24 heures et une semaine. Et environ 94 % des répondants précisent réserver des créneaux d’urgences (soins non programmés) prioritaires sur demande du médecin traitant.

Ophtalmologues et dermatologues moins accessibles

Tout n’est pas rose pour autant. Dans le détail, les chiffres montrent de fortes disparités entre départements. Dans le Val-de-Marne (94) et à Paris, il est possible d’obtenir un rendez-vous sous 48 heures chez quatre spécialistes sur dix. En revanche, en Seine-et-Marne (77), un médecin spécialiste sur deux reconnaît avoir des délais moyens de plus d’un mois (toutes disciplines confondues). Une situation qui s’explique par la superficie du département (près de la moitié de la région), sa ruralité et sa faible densité médicale.

La disponibilité des médecins est également très variable selon la spécialité : les délais les plus longs (15 jours à un mois) concernent 83 % des ophtalmologistes, 66 % des dermatologues et 60 % des gynécologues, crise démographique oblige. D’autres disciplines sont beaucoup plus accessibles : 69 % des radiologues franciliens, 58 % des pédiatres et 56 % des ORL sont disponibles sous 48 heures maximum. Enfin trois quarts des gastro-entérologues et deux tiers des neurologues disent recevoir dans la semaine.

Faciliter la reprise d’activité en fin de carrière

L’enquête montre également qu’en Ile-de-France, un tiers des patients ne respectent pas le parcours de soins et consultent un spécialiste sans être adressés par leur médecin traitant ou par un autre professionnel. C’est notamment le cas auprès des dermatologues, des ORL ou des rhumatologues. « Le parcours de soins en Ile-de-France reste solide », nuance le Dr Patrick Assyag, cardiologue et membre de l’URPS.

Le médecin s’inquiète davantage de la « fragilité » que connaissent les spécialistes libéraux en raison du « vieillissement et du non-renouvellement des professionnels » (psychiatres, gynécologues et pédiatres), faute d’attractivité auprès des jeunes médecins.

L’URPS suggère de faciliter les reprises d’activité des spécialistes en fin de carrière (notamment par l’ouverture de stages des futurs médecins dans les cabinets libéraux), de favoriser l’intégration des spécialistes dans les regroupements (exercice pludisciplinaire, maison de spécialistes) ou encore de renforcer les liens entre professionnels (messagerie sécurisée).

ANNE BAYLE-INIGUEZ

(1) Questionnaire autoadministré adressé en novembre 2011 à 8 125 spécialistes (à exercice mixte), hors médecine générale et spécialistes de bloc : chirurgiens, anesthésistes, obstétriciens.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 06/07/2012 à 09h48
Profession : Médecin
« Et en province hors grandes agglomérations ? »

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