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Dopage : les effets du passeport biologique perceptibles dans le cyclisme

 11/06/2012
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Lancé pour la première fois en janvier 2008 par la fédération internationale de cyclisme (UCI), le passeport biologique est aujourd’hui vanté pour ses effets dissuasifs. Ce document électronique consigne l’ensemble des tests passés par un sportif, permettant d’établir un profil biologique. En cas de variations anormales de certains paramètres de son profil - notamment sanguins - l’athlète peut alors être accusé de dopage.

À ce jour dans le cyclisme, ce passeport a permis de confondre directement huit coureurs à partir des variations anormales de leurs biomarqueurs. Mais avec l’arrivée de ce nouvel outil, les pratiques dopantes n’ont pas tardé à évoluer. Ainsi, un dopage par microdoses prises régulièrement rend les variations du profil biologique moins évidentes qu’il y a trois ans. Résultat : aucun nouveau cas de dopage sur la base du passeport biologique n’a été rapporté depuis mai 2010 dans le cyclisme.

Trente contrôles ciblés positifs

Une trentaine de coureurs au « profil biologique » suspect ont toutefois été contrôlés positifs à la suite de contrôles ciblés. Selon les chiffres de l’UCI, 8 342 contrôles ont été réalisés en 2010 dans le cadre du passeport biologique (contre 10 603 en 2009 et 8 404 en 2008). Pour le président de l’UCI, Pat McQuaid, « la preuve de l’efficacité du passeport est sur la route, dans la course elle-même ». Selon lui, certaines équipes adoptent désormais « une approche d’entraînement plus correcte scientifiquement et physiologiquement, ce qui n’était pas forcément nécessaire avec l’EPO ». Et lors des étapes de montagne, « on ne voit plus de leader d’une équipe entouré de trois ou quatre coéquipiers. Il finit l’ascension tout seul », ce qui n’était pas non plus le cas à la « grande époque » de l’EPO, évoque le président de l’UCI.

Le passeport suspendu à un arrêté.

Doté d’un cadre réglementaire par l’Agence mondiale antidopage (AMA) et reconnu juridiquement par le Tribunal arbitral du sport (TAS) depuis 2009, le passeport biologique est adopté par un nombre croissant de fédérations internationales (biathlon, triathlon, patinage, ski, athlétisme, natation, etc.). Plusieurs agences nationales antidopage sont également sur le point de se doter de cet outil.

En France, une proposition de loi entérinée début mars au Parlement autorise l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) à effectuer des prélèvements urinaires ou sanguins en vue d’établir le passeport biologique des sportifs de haut niveau, des sportifs espoirs et des sportifs professionnels au 1er juillet 2013. « En ce qui concerne le profil biologique, le législateur a prévu la création d’un comité de préfiguration chargé de préparer la mise en œuvre de cette mesure. Les membres de ce comité doivent être désignés par arrêté par le ministre en charge des sports », a rappelé Bruno Genevois, président de l’AFLD. La sortie de cet arrêté se fait encore attendre.

› David Bilhaut

 
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