Le quotidien du médecin en page d'accueil | Le Quotidien en favoris | Toute l'actu | Aide | Flux RSS

 

Conférence environnementale : des avancées, sauf en santé

 17/09/2012
  Imprimer  Envoyer par email
 

Cinq ans après le Grenelle de l’environnement, la conférence environnementale, instaurée par François Hollande, a permis d’établir la nouvelle « feuille de route » écologique française visant notamment à rompre avec le « tout nucléaire » et le « tout pétrole ».

« On commence à prendre les choses par le bon bout de la lorgnette », s’est réjoui l’écologiste Nicolas Hulot à l’issue du discours du Premier ministre Jean-Marc Ayrault en clôture de deux jours de tables rondes thématiques rassemblant 14 ministres et 300 élus et représentants d’ONG, employeurs et salariés. Laurence Parisot, présidente du Medef, a également qualifié la conférence d’« intéressante et utile ».

10 ans pour la qualité de l’air

Le chef de l’État a clarifié la date de fermeture de Fessenheim (fin 2016) et a donné des gages aux opposants aux gaz de schiste. Le débat, visant à définir une stratégie pour réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025 (de 75 % à 50 %) et développer les énergies renouvelables, doit déboucher à la mi-2013 sur une loi. En matière de transports, le Premier ministre a fixé aux chercheurs et aux industriels l’objectif de disposer dans 10 ans de véhicules consommant 2 litres d’essence aux 100 km, « soit un niveau quatre fois plus faible que la moyenne du parc automobile actuel ».

« C’est ainsi que nous diminuerons notre consommation d’hydrocarbures et que nous en réduirons l’impact sur la santé publique », a estimé Jean-Marc Ayrault, alors que la France est sous la menace de sanctions européennes en raison de dépassements chroniques des normes de qualité de l’air.

Les perturbateurs endocriniens sous estimés

Le gouvernement a également indiqué qu’il soutenait la loi du député Gérard Bapt pour interdire le bisphénol A (BPA) dans les contenants alimentaires. Votée en 2011 à l’Assemblée, la proposition de loi doit passer au Sénat le 15 octobre. Le développement de substituts du BPA est en cours comme le montrent les récents travaux de chercheurs de l’INSERM et du CNRS à Montpellier.

Toutefois, le Rassemblement pour la planète, mouvement qui rassemble une cinquantaine d’ONG dont le Réseau environnement santé (RES), a regretté que le principe d’une loi sur les perturbateurs endocriniens ait été ignoré. « Alors que le bilan pour les tables rondes énergie et biodiversité est salué d’une façon générale comme la mise en œuvre concrète de la transition écologique dans ces domaines, le bilan de la table ronde santé-environnement s’avère franchement décevant », estime André Cicolella, président du RES. Il regrette notamment qu’aucune « initiative sérieuse » en matière de recherche n’ait été faite. « L’explosion des dépenses de santé qui trouve son origine dans la croissance des maladies chroniques obligera tôt ou tard à changer de politique », conclut-il.

> STÉPHANIE HASENDAHL

 
Commenter
 

Publier un nouveau commentaire

Vous devez être inscrit pour commenter cet article et réagir à un commentaire.
 
 
Publicité
 
Publicité

Histoires courtes

objectifmedecin_pave_ep7.png


Publicité

Application du Quotidien du MÉdecin

Spécial médecin

i-Congrès médical
Les congrès médicaux à ne pas manquer ...
> Découvrir l’application

 

Enquête Flash

Faut-il rembourser les soins selon le niveau de revenu des patients ?

eFMC

InsulinothÉrapie
du diabÈte de type 2
Par le Pr Denis RACCAH

Dossier

Ces médecins ambassadeurs de la santé au travail

ARS : vos 26 « pilotes »

Les métiers du grand âge et du handicap

Hôpital Expo 2012

Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

L'heure de l'action

La loi et au-delà

L'Annuaire des DUDIU

 
carte-loisirs.png
Publicité
 
Publicité
Afin de vous garantir un service optimal, le Quotidien du Médecin collecte des données personnelles vous concernant. Ces données font l’objet d’un traitement informatisé déclaré auprès de la CNIL. Conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d'accès, de rectification et de suppression, pour motifs légitimes, sur ces informations. Sauf opposition préalable de votre part, ces données sont également utilisées afin de vous faire profiter des offres dédiées du Quotidien du Médecin et de ses Partenaires.