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Négociations : toujours pas d'accord en vue, les discussions se poursuivent

 
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Après plus de douze heures de discussions, les médecins et l'Assurance-maladie ne sont toujours pas parvenus à se mettre d'accord sur l'encadrement des dépassements d'honoraires. Les pourparlers qui avaient débutés lundi à 19h30, se poursuivent ce mardi matin.

Mais les chances d'aboutir à un accord aujourd'hui s'amenuisent. Peu après 7h30, le président de MG France quittait la table des négociations, laissant à ses collaborateurs le soin de poursuivre les négociations. « Les comptes n'y sont pas », a glissé en partant le Dr Claude Leicher, visiblement dépité, et qui estime que la fonction de médecin généraliste n'est pas suffisamment revalorisée dans l'accord discuté.

Sur France 2, ce matin, Marisol Touraine a une nouvelle fois mis en garde les négociateurs sur la nécessité d'aboutir. Elle a rappelé qu'un texte de loi était prêt en cas d'échec. Il serait présenté dans le cadre du PLFSS. La ministre de la Santé n'a cependant pas fait monter la pression. A ce stade, elle ne fixe pas d'ultimatum à la fin des négociations.

 
Les Commentaires | 4 commentaires
 
Le 23/10/2012 à 13h03
Profession : Médecin
« Non nous ne sommes pas des pigeons »
Le 23/10/2012 à 12h55
Profession : Médecin
« " Encore et encore la glissade, la politique des petits pas " mais qui va faire leur faire comprendre qu'en France, la fameuse protection sociale ne peut pas se réduire à une bouée de sauvetage. - Profession : Médecin »
Le 23/10/2012 à 11h06
Profession : Médecin
« Tiens tiens, je croyais que c'était la dernière limite pour les négociations, que si ce n'était pas bouclé ce matin MST dégainerait sa loi ? Et maintenant elle ne met pas d'ultimatum ? trop aimable... Elle a la trouille, oui ! Pour une fois, nos menaces de grève ont porté leurs fruits ! »
Le 23/10/2012 à 10h36
Profession : Médecin
« Nos représentants négociateurs ONT PEUR. Ils vont se courber et tout faire pour négocier n'importe quoi pourvu qu'on en sorte... NOUS SOMMES DES PIGEONS. »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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