Le quotidien du médecin en page d'accueil | Le Quotidien en favoris | Toute l'actu | Aide | Flux RSS

 

Négociations sur les dépassements : le président de la Mutualité française se donne du temps

 18/10/2012
  Imprimer  Envoyer par email
 

Le président de la Mutualité française, Etienne Caniard, a estimé jeudi qu’il fallait prendre un peu de temps pour trouver une solution sur les dépassements d’honoraires, tout en exprimant des doutes sur le cadre de négociations conventionnelles pour y parvenir.

Après une séance marathon, qui s’est achevée jeudi à l’aube à Paris, les représentants de l’assurance maladie, des syndicats de médecins libéraux et des complémentaires santé ne sont pas parvenus à un accord sur un dispositif d’encadrement des dépassements d’honoraires des médecins de secteur 2. « Donnons nous le temps de travailler correctement sur un sujet important. Je préfère qu’on perde 15 jours pour trouver des vraies solutions pour les Français plutôt que de rester dans une sorte de jeu théâtral dans lequel la dramaturgie a plus d’importance que le fond », a-t-il déclaré à l’AFP après avoir ouvert le 40e congrès de la Mutualité française qui va se tenir jusqu’à samedi à Nice.

Reprise des négos le 22 octobre

Etienne Caniard s’est félicité de ce que les négociateurs aient décidé de reprendre les pourparlers lundi en fin de journée. « Tout le monde, très sagement, s’est donné cinq jours pour réfléchir. Nous nous retrouvons le lundi 22 pour faire le point, le travail va continuer c’est une décision raisonnable », a-t-il dit, précisant que les dirigeants de la Mutualité allaient travailler sur ces négociations, parallèlement aux travaux du congrès.

Mais Etienne Caniard a dit douter que des négociations entre partenaires conventionnels soient le cadre le plus adapté pour trouver une solution. « Je suis un peu interrogatif sur les méthodes et l’adaptation des méthodes conventionnelles à des sujets aussi complexes », a-t-il dit. Marisol Touraine a répété à plusieurs reprises que si un accord conventionnel n’était pas trouvé, elle passerait par la loi.

Avec AFP

 
Les Commentaires | 6 commentaires
 
Le 19/10/2012 à 21h19
Profession : Médecin
« NON à l'ingérence des mutuelles dans le P4P, non à la suppression de l'indépendance du médecin déjà bien mise à mal, non au risque de privatisation de l'assurance maladie dangereux pour les patients. »
Le 19/10/2012 à 11h29
Profession : Médecin
« La Mutualité est très puissante et très riche. C'est elle qui vole les patients!! Formidable, une mutuelle qui rembourse à ...100% du tarif SS alors qu'en hospitalisation c'est la SS qui le fait. C'est compliqué, les patients ne comprennent pas grand-chose dans ce dédale. Les mutuelles leur mentent et les volent. Elle n'ont pas l'intention de gagner moins. »
Le 19/10/2012 à 11h26
Profession : Médecin
« Qui va payer notre personnel? Nos investissements? Notre matériel? Petites cervelles? »
Le 18/10/2012 à 23h20
Profession : Etudiant
« Un ancien de Bercy (et non un financier), ancien président de la mutuelle des agents des services fiscaux et maintenant président de la mutualité française qui se soucierait de l'accès aux soins des français???? Il n'est qu'un apparatchik français. Et dire que nos journalistes moralisateurs donnent des leçons d'humanisme aux pays de l'ex URSS. C'est un cauchemard ce pays.... Effectivement, il faut partir. »
Le 18/10/2012 à 20h11
Profession : Médecin
« Tiens lui aussi ce financier, il se donne du temps... pas d'inquiétudes pour les médecins ils savent aussi compter... Va falloir qu'ils rabaissent leurs prétentions ces profiteurs inutiles et prévaricateurs... ça suffit ! Ils sont trop proches des pouvoirs.....!!!
Le 18/10/2012 à 19h50
Profession : Médecin
« Caniard rêve! Après les ponctions fiscales et les délocalisations Internes en médecine de Paris menacent de partir s'ils ne sont pas entendus ! Une nouvelle fois notre élite médicale va faire grève ): Pénibilité des gardes, horaires harassants, irrespect par le personnel soignant et par certains malades. Trop d’étudiants à former, menaces sur l’avenir, plan de carrières illisible tous ces ingrédients les ont mis en colère. Ils en ont assez d’être tracassés, ignorés et fracassés! Ils sont la médecine de demain. - B.KRON (PARIS) - I) Les raisons de cette situation : Trop d’hôpitaux une administration pléthorique et pas assez de médecins ! »

Publier un nouveau commentaire

Vous devez être inscrit pour commenter cet article et réagir à un commentaire.
 
 
Publicité
 
Publicité

Histoires courtes

objectifmedecin_pave_ep7.png


Publicité

Application du Quotidien du MÉdecin

Spécial médecin

i-Congrès médical
Les congrès médicaux à ne pas manquer ...
> Découvrir l’application

 

Enquête Flash

Faut-il rembourser les soins selon le niveau de revenu des patients ?

eFMC

InsulinothÉrapie
du diabÈte de type 2
Par le Pr Denis RACCAH

Dossier

Ces médecins ambassadeurs de la santé au travail

ARS : vos 26 « pilotes »

Les métiers du grand âge et du handicap

Hôpital Expo 2012

Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

L'heure de l'action

La loi et au-delà

L'Annuaire des DUDIU

 
carte-loisirs.png
Publicité
 
Publicité
Afin de vous garantir un service optimal, le Quotidien du Médecin collecte des données personnelles vous concernant. Ces données font l’objet d’un traitement informatisé déclaré auprès de la CNIL. Conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d'accès, de rectification et de suppression, pour motifs légitimes, sur ces informations. Sauf opposition préalable de votre part, ces données sont également utilisées afin de vous faire profiter des offres dédiées du Quotidien du Médecin et de ses Partenaires.