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Négociations : coup de théâtre, la FMF signataire de l’accord, estime s’être fait « manipuler »

 24/10/2012
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La Fédération des médecins de France (FMF) a-t-elle signé trop vite le relevé de conclusions sur les dépassements d’honoraires et la revalorisation des tarifs opposables ? Au lendemain de la séance marathon de négociations (21 heures), la FMF, signataire, se réveille avec la gueule de bois. Ce mercredi matin, son président, le Dr Jean-Paul Hamon, déclare carrément au « Quotidien » s’être fait « manipuler » par l’assurance-maladie et son directeur Frédéric van Rœkeghem « sur les dernières heures de la "négo" », après une nuit blanche et d’interminables discussions.

« Je n’ai pas aimé la façon dont se sont déroulées ces négociations, raconte le Dr Hamon. On nous a présenté un texte à étudier, il y a eu plusieurs modifications, et nous n’étions jamais sûrs de quelle version nous avions sous les yeux ». « J’aurais dû quitter la salle vers deux ou trois heures du matin », ajoute le Dr Hamon, semblant déjà regretter la signature de ce « relevé de conclusion, qu’on affiche aujourd’hui comme la signature officielle d’un accord historique ». Le leader de la FMF parle de « maltraitance syndicaliste »...

Sur France Info, le patron de la FMF ne dit pas autre chose. « On s’est fait rouler dans la farine », se désole-t-il, affirmant même que « pour la FMF et l’UCDF, il n’y a pas d’accord ». Confusion, vous avez dit confusion ?

› A.B.-I.

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 24/10/2012 à 19h21
Profession : Médecin
« Bonsoir, signer un relevé de conclusions ce n'est pas signer un avenant !!! D'autant que l'UNOCAM oh combien concernée n'était pas à la table et si pas de paraphe de l'UNOCAm il n'y a plus d'accord. »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

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