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Dépassements : à peine achevées, les négociations reprennent aussitôt à la demande de Touraine !

 23/10/2012
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L’assurance-maladie, les organismes complémentaires (UNOCAM) et les syndicats de médecins libéraux se sont quittés pendant 30 minutes, en début d’après-midi ce mardi, au terme d’une huitième séance de négociation qui avait duré plus de 17 heures.

Mais à la surprise générale, les cinq syndicats de médecins libéraux (CSMF, SML, MG France, le BLOC et la FMF), qui venaient de refuser de signer un relevé de conclusions visant à encadrer les dépassements d’honoraires et revaloriser les tarifs opposables, ont très rapidement retrouvé le chemin de l’assurance-maladie à la demande expresse de Marisol Touraine.

La ministre de la Santé voulant à tout prix aboutir à la conclusion d’un accord qu’elle estimait proche, les partenaires conventionnels ont été rappelés à la table de négociations. Après d’âpres discussions, une nuit très agitée et quelques envolées théâtrales dignes de comédies des grands boulevards, les médecins ont accepté de retourner négocier pour tenter de répondre à la commande des pouvoirs publics.

La situation était rocambolesque. La CSMF, le SML, le BLOC et la FMF ont repris place dans la salle de négociation. MG France (dont le président est parti depuis longtemps) devait rejoindre les discussions mais l’UNOCAM n’avait pas été tenu informée de cette reprise.

Un brin amusé, le directeur de la CNAM a donc rouvert les débats peu après 14 heures. « J’ai vu que des dépêches annonçaient l’échec de la négociation. Vous pouvez en refaire une pour dire que les discussions reprennent ! »

CHRISTOPHE GATTUSO

 
Les Commentaires | 1 commentaires
 
Le 23/10/2012 à 16h32
Profession : Médecin
« Mme Marisol Touraine a sûrement peur de prendre des décisions... et préfère que les syndicats craquent... Messieurs mes Confrères, ne nous laissez pas avoir : gardez la tête froide et laissez la Ministre se débrouiller... Profession : Médecin secteur 2. »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

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