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Dépassements : ce que Marisol Touraine nous a dit

 27/10/2012
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Au lendemain de la signature de l'avenant n°8 de la convention médicale, la ministre des Affaires sociales et de la Santé a répondu aux questions du « Quotidien ». Marisol Touraine révèle dans quelles conditions cet accord conventionnel a été obtenu et comment elle compte le faire appliquer avec fermeté. Nous publions aujourd'hui un court extrait de cette interview dont l'intégralité est à lire dans l'édition de lundi du « Quotidien ».

LE QUOTIDIEN - Êtes-vous totalement satisfaite de l’accord auxquels sont parvenus les partenaires conventionnels ? Répond il à la commande politique initiale de sanctionner les abus et de réduire les dépassements ?

MARISOL TOURAINE - Cet accord est un tournant important pour l’accès aux soins des Français. Pour la première fois, les syndicats médicaux ont engagé leur signature sur un avenant conventionnel sur les dépassements d’honoraires avec les organismes complémentaires.

Ces négociations ont été longues mais positives. La méthode privilégiée par le président de la République et le gouvernement, qui est celle du dialogue, a permis de faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers. Je m’en réjouis et je salue l’esprit de responsabilité des signataires.

Cet accord permet de répondre aux objectifs que nous avions fixés en amont de la négociation : que chaque Français puisse accéder à des soins de qualité indépendamment de sa situation financière, sanctionner les dépassements abusifs et plafonner les dépassements.

... la suite, à lire dans l'édition de lundi du « Quotidien »

 
Les Commentaires | 16 commentaires
 
Le 30/10/2012 à 11h25
Profession : Médecin
« Allez, on la fait la consultation privée à 23 euros chez le Professeur Touraine? »
Le 29/10/2012 à 10h16
Profession : Médecin
« Madame Touraine a dit quelque chose? Je n'entend que la langue de bois habituelle. »
Le 28/10/2012 à 19h45
Profession : Médecin
« Je ne vois absolument aucun intérêt à signer le contrat d'accès aux soins pour les médecins du secteur 2 Quand on a la chance d'être libre on ne signe pas un contrat de limitation de sa liberté ! Surtout pour des clopinettes. »
Le 28/10/2012 à 09h27
Profession : Médecin
« Mais quand le Quotidien va-t-il faire son boulot de journal/investigation/analyse au lieu de servir la soupe au ministre ?? Je suis outrée par vos articles qui ne rendent absolument pas compte de la colère ambiante. Si vous ne le faites pas, comment le ferait la presse généraliste ? »
Le 28/10/2012 à 11h43
« Bonjour. Relisez un peu mieux nos articles. En plus d'ouvrir son espace commentaires à tous les médecins, le « Quotidien » a largement couvert les mouvements de contestation des praticiens : médecins pigeons, internes… Vous trouverez quelques uns de nos articles qui y font référence ci-dessous. Bonne lecture ! La rédaction du Quotidien. » http://goo.gl/oGn6J http://goo.gl/OWzWe http://goo.gl/c9wFb http://goo.gl/9Uc4B http://goo.gl/J3hA3 http://goo.gl/LYLjI http://goo.gl/gHkTA http://goo.gl/ap0Le
Le 28/10/2012 à 08h44
Profession : Médecin
« Si vous ne la connaissez pas, lisez la lettre ouverte du Dr Arielle Charon à sa copine Marisol. Difficile de faire mieux dans l'argumentation ! »
Le 27/10/2012 à 23h31
Profession : Médecin
« J'attends de voir combien de médecins vont faire grève, et combien de temps... Les MG, pas question : 5000€ de forfaits en plus/an, qui va être contre ? Les chirs s2 ? L'essentiel à été sauvegardé. Et Paris a un statut à part. Les SPE s1? Pas sûr, car les ACC bloqués en s1 vont obtenir un espace de liberté. »
Le 27/10/2012 à 23h30
Profession : Médecin
« Quand la presse indépendante et libre de notre beau pays démocratique va-t-elle enfin se décider à présenter objectivement le sujet des compléments d'honoraires ? »
Le 27/10/2012 à 22h16
Profession : Médecin
« Cet avenant signe l'arrêt de mort du secteur 2 en ne prévoyant une revalorisation (attendons de voir de quelle "ampleur") des actes que pour les secteurs 1 et les secteurs 2 qui auront opté pour le contrat d'acces aux soins (CAS). Les secteurs 2 qui auront voulu garder leur liberté ne verront donc aucune revalorisation des actes et devront augmenter progressivement leurs compléments d'honoraires.... Reste le dernier étage de la fusée qui sera une formalité pour le gouvernement, inciter fiscalement les mutuelles à rembourser tout ou partie des compléments d'honoraires pour les praticiens ayant opté pour le CAS et surtout ne pas prendre en charge ceux des secteurs 2 n'ayant pas opté pour ce contrat. On peut remercier les syndicats de médecins félons d'avoir fait le sale boulot de fermeture du secteur 2 sans même que les politiques n'aient à se mouiller et à prendre le risque de l'impopularité chez les médecins. Il faut vraiment que tout le monde se bouge à partir du 12 novembre pour montrer à cette ministre que les faits sont têtus et que gouverner avec une idéologie aussi anti libérale lui coûtera politiquement cher, mais sera surtout un facteur de baisse de qualité de l'offre de soins pour tous. »
Le 27/10/2012 à 22h02
Profession : Médecin
« Elle nous prend vraiment pour des pigeons . Quel gouvernement d'apprentis communistes et bolchéviques. La date du 24 Oct est à oubliée, mais celle du 12 Nov va marquer un changement radical. Marifol: prépare toi...... »
Le 27/10/2012 à 21h36
Profession : Médecin
« Vous pouvez prévenir Marisol ! La coupe est pleine ! Cette mascarade a assez duré ! Sa manière autoritaire de mener ce simulacre de négociation va lui retomber sur le coin de la figure ! Qu'elle prépare ses bagages ! »
Le 27/10/2012 à 21h03
Profession : Médecin
« J'ai l'impression que je me suis fait entuber de superbe manière. Seuls quelques actes techniques sont augmentés, de même que les consultation sur des plus de 80 ans. Or je suis pédiatre secteur 1. A l'heure ou on nous en demande plus en plus, du fait de l'indisponibilité des spécialistes hospitaliers déjà très surchargés. Je me demande à quoi sert le syndicat national des pédiatres français. »
Le 27/10/2012 à 20h40
« Faux MST, plus de 30h de négo sans dormir, ça équivaut à 1g d'alcool, et puis marre de se faire prendre pour des c... »
Le 27/10/2012 à 19h46
Profession : Médecin
« Oui c'est un tournant mais directement dans le fossé. »
Le 27/10/2012 à 19h33
Profession : Médecin
« Décidément, les syndicats médicaux ne représentent qu'eux même !! Le mouvement des "pigeons" recrute 30000 médecins en 2 jours et les syndicats 4 membres en 5 ans... Marisol, gare à tes fesses quand tu vas tomber dessus... »
Le 27/10/2012 à 19h18
Profession : Médecin
« Marisol Touraine va désenchanter à partir du 12 novembre avec une grève illimitée sans précédent (médecin généraliste, spécialiste, chirurgien, anesthésiste, secteur 1 et 2, public et privé, interne et externe) »

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Bientôt trois ans que la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) a été votée. Les hôpitaux publics en commencent tout juste la digestion. Rappelons-nous. C’était il y a bien longtemps. Avant François Hollande. Avec pour slogan emblématique « un seul patron  à l’hôpital » – formule portée par Nicolas Sarkozy en personne –, ce texte a, dès sa préparation et bien après sa promulgation, suscité un enthousiasme très modéré chez les médecins de l’institution. Car le « patron » ainsi désigné n’était pas celui que l’hôpital avait pour coutume de nommer.

Non. Le pilote, depuis l’été 2009, c’est le directeur. Et, au-delà de cette révolution de gouvernance, la loi dite Bachelot a, à bien des égards, changé la donne de l’exercice de la médecine à l’hôpital.

Inventée avant elle, l’organisation interne en pôles s’est étendue et les médecins « chefs de pôle » sont désormais de nouvelles figures de l’hôpital ; les CME ont (douloureusement) mué ; un statut un peu extra-terrestre de « clinicien » a vu le jour pour tenter d’attirer les médecins dans le secteur public ; des communautés hospitalières de territoire (CHT) se constituent ; les internes peuvent désormais faire des escapades dans le privé… Les agences régionales de l’hospitalisation (ARH), qui, ainsi que leur nom l’indiquait, chapeautaient jusque-là les établissements « en famille », ont gagné du poids et de l’influence en se transformant en agences régionales de santé (ARS).

Les médecins, dans tout ça ? Séduits, en colère, entrepreneurs, déçus ou enthousiastes, ils témoignent dans nos colonnes.

Karine Piganeau


11/09/2012

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