Adopté vendredi, le projet de budget pour l’année prochaine vise des objectifs qu’il risque de ne pas réaliser. Il est déséquilibré dans la mesure où il augmente trop les impôts des ménages et des entreprises et ne diminue pas assez les dépenses publiques. Il touche à peu près tout le monde, mais comme, pour le moment, la CSG et la TVA restent inchangées, il fait porter l’essentiel de l’effort fiscal par les foyers aisés, ce qui risque de ne pas suffire à atteindre l’objectif de 3% de déficit à la fin de 2013. D’autant que le choc fiscal, ajouté au chômage, pourrait entraîner une baisse de la consommation.
LE GOUVERNEMENT de Jean-Marc Ayrault a choisi la voie la plus étroite en refusant, tout au moins pour le moment, de transférer une partie des charges sociales sur la TVA, en limitant le gros de l’assiette aux 10 % des Français qui sont à la fois épargnants et contribuables et en choisissant de ne réduire que de 10 milliards l’ensemble des dépenses de l’État. Il l’a fait à la fois par idéologie, pour (…)
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01/10/2012
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